

Biographie d’Isselbern
Isselbern (né en 1945) appartient à cette génération d’artistes pour qui l’image est d’abord une question de regard, de rigueur et de lumière.
Avant de se consacrer pleinement à la création artistique, il a exercé durant plusieurs années comme illustrateur scientifique et technique pour la presse magazine grand public.
De cette expérience, il a conservé le goût de la précision, la clarté du dessin, et une fascination durable pour les phénomènes visuels : lignes de forces, structures, tensions, illusions d’optique.
Peu à peu, son regard s’est détaché de la représentation pour s’attacher à la perception elle-même — à ce moment fragile où l’œil hésite, où la couleur vibre, où la forme semble se déplacer sous l’effet du regard.
Cette recherche le conduit naturellement vers l’art optique et l’abstraction géométrique, puis vers la création numérique, qu’il aborde non comme un outil, mais comme une matière nouvelle : la lumière.
Dans ses œuvres d’op’art numériques, le pixel remplace le pigment, et l’écran devient un champ lumineux où se déploient des compositions vibrantes, précises et sensuelles.
Isselbern conçoit ses images exclusivement pour la lumière : elles n’existent d’abord que sur écran, dans l’éclat de la couleur additive.
Les tirages signés et limités qu’il propose ne sont pas de simples reproductions, mais des incarnations matérielles de ces œuvres-lumière — des fragments de perception rendus tangibles.
À travers cette démarche, Isselbern poursuit une même quête depuis ses débuts : comprendre et traduire ce qui fait naître l’image dans l’œil humain.
À 80 ans, son œuvre reste profondément contemporaine : à la fois héritière de l’op’art des années 1960 et ouverte aux potentialités immatérielles du numérique, elle interroge la relation intime entre lumière, regard et émotion visuelle.