



Le travail présenté ici s’inscrit dans une recherche visuelle fondée sur la structure, la répétition et la perception.
Chaque composition est construite à partir de relations géométriques simples, mises en tension par des variations mesurées de rythme, d’intervalle et de contraste.
La surface est envisagée comme un champ actif, organisé selon des règles internes précises.
Les formes, les couleurs et leurs rapports sont déterminés en amont, puis développés selon un processus rigoureux, laissant place à l’ajustement perceptif au cours de la réalisation.
Cette approche repose sur des principes de réduction et de construction.
Elle vise l’émergence de structures visuelles autonomes, susceptibles de produire une expérience de regard prolongée.
Les œuvres s’inscrivent dans une exploration des conditions perceptives du réel.
Le regard y est sollicité comme un instrument actif : il mesure, compare, se déplace, éprouve les équilibres et les instabilités.
Pourquoi le format carré et le vectoriel ?
La quête de la ligne pure : L’art vectoriel
« Mon choix de l’art numérique vectoriel n’est pas seulement technique, il est conceptuel. Là où le pinceau rencontre l’aléa de la matière, le tracé vectoriel offre une rigueur absolue et une netteté sans compromis. Travailler la courbe de Bézier et l’aplat parfait me permet d’explorer une esthétique post-numérique où la main de l’artiste se fait architecte. Contrairement au pixel, le vecteur offre une résolution infinie : l’œuvre reste pure, qu’elle soit perçue sur un écran ou éditée en très grand format. »
L’équilibre du carré : Une vision sans hiérarchie
« La plupart de mes œuvres s’inscrivent dans un format carré. Ce choix du ratio 1:1 est une volonté d’équilibre total. Le carré ne privilégie ni l’horizon du paysage, ni la verticalité du portrait ; il impose une neutralité qui force le regard à se concentrer sur la composition interne, la vibration des couleurs et l’interaction des formes géométriques. C’est un espace clos où le chaos s’ordonne. »

Je travaille aujourd’hui uniquement en numérique.
Je commence souvent par des croquis sur papier quadrillé.
C’est là que les premières structures se mettent en place.
Les œuvres sont ensuite construites sur ordinateur, avec le même souci de précision que dans une pratique traditionnelle. Ce qui change, ce n’est pas l’exigence, mais le moyen.
Elles existent d’abord à l’écran.
C’est là que les effets visuels sont les plus directs.
Mais elles peuvent aussi prendre une forme matérielle.
Je propose des tirages limités et numérotés, comme en lithographie ou en gravure.
Le numérique n’oppose pas écran et objet.
Il permet de passer de l’un à l’autre, sans perdre la structure de l’image.