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Le tableau comme surface construite : dépasser la représentation

Dans ces œuvres géométriques, le tableau apparaît avant tout comme une surface organisée. Les lignes, les trames et les rapports de proportions construisent un espace autonome qui possède sa logique propre.
Cette approche rejoint une réflexion développée dès le début du XXe siècle par Piet Mondrian ou Theo van Doesburg : la peinture peut exister indépendamment de la représentation du monde visible.
Dans la galerie présentée ici, des œuvres comme Cajam, Gudja ou Kaus montrent comment la surface devient une véritable architecture visuelle.

Les divisions géométriques organisent la circulation du regard avec précision.
Le tableau ne décrit pas un paysage ou un objet identifiable. Il construit un espace perceptif où les tensions entre formes, couleurs et rythmes deviennent les véritables sujets de l’œuvre.
Certaines compositions utilisent des réseaux modulaires proches de structures mathématiques ou cristallines. D’autres évoquent des phénomènes lumineux, des champs énergétiques ou des expansions concentriques. Dans tous les cas, la surface peinte possède une présence autonome.
Le regard entre alors dans un espace construit où chaque relation visuelle participe à un équilibre général.

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