Le rythme occupe une place essentielle dans cette galerie. Les formes se répètent, se déplacent, changent progressivement d’échelle ou de densité. Ces variations donnent au tableau une pulsation interne qui transforme la perception de la surface.
Des œuvres comme Caph, Dalim ou Mizar montrent comment une structure répétitive peut devenir mouvante dès qu’un léger décalage intervient.



Le regard cherche un ordre stable, puis découvre des tensions et des ruptures discrètes.
Cette organisation du rythme évoque certaines recherches de Yaacov Agam, où le déplacement du regard modifie continuellement la perception de l’image.
Dans plusieurs compositions, les répétitions géométriques rappellent aussi des phénomènes naturels : propagation d’ondes, réseaux cellulaires, pulsations lumineuses ou mouvements orbitaux.
Les titres eux-mêmes — Bellatrix, Furud ou Spika — prolongent cet imaginaire astronomique.



La répétition agit ici comme une structure de base, tandis que les variations introduisent une tension perceptive.
Le tableau gagne ainsi une dimension temporelle : l’image se transforme progressivement au fil du regard. Le rythme devient alors une manière de construire l’espace pictural et de guider la perception à travers la surface.